Photographie : Raven B. Varona

Inspirée par l’agitation de la vie dans la Grosse Pomme, la collection Jordan WMNS NYC a été conçue pour donner la priorité aussi bien à la forme qu’à la fonctionnalité. Conçue pour répondre aux exigences du rythme citadin, la collection présente des lignes flatteuses associant des textiles au look sportif à des poches qui ne manquent pas d’audace.

Pour célébrer le lancement, nous avons réuni trois femmes résidant à New York qui portent la collection pour une séance photo dans les quartiers où elles habitent. Kia Marie est une styliste et créatrice de contenu résidant à Brooklyn. Elle est passionnée par les sneakers et l’écologie. Alissa Nevita est une touche-à-tout résidant dans le Queens. Elle a travaillé dans le marketing des sneakers et du sportswear. Germany Lancaster réside à Brooklyn et est directrice artistique, mannequin et fondatrice du Black Girl Beach Day. Et pour finir en beauté, Raven B. Varona est une photographe et artiste née dans le Bronx. Elle est célèbre pour ses portraits et ses photos de tournée.

« C’était mon premier shooting après quatre mois d’arrêt, donc c’était vraiment agréable de photographier toutes ces femmes », explique Raven. « C’est cool de constater que chacune d’entre elles a vraiment son style particulier, et de voir la façon dont elles se sont approprié la collection, dans leur environnement. »

Ci-dessous, Raven, Alissa, Germany et Kia détaillent leur propre style, leur carrière et leur amour pour cette ville.


RAVEN B. VARONA

Raven B. Varona est une photographe et artiste qui est née et qui a grandi dans le Bronx. Elle est très connue pour ses photographies de tournée, ses portraits de célébrités et ses éditoriaux de mode.

Au sujet de son style professionnel :

Lorsque je suis en shooting sur des concerts, je dois être habillée tout en noir. C’est obligatoire, car les photographes doivent se fondre dans la masse. Il n’est pas question d’être un objet d’attention sur la scène, lorsqu’un artiste y est. Lorsque je pars en tournée, j’emporte plutôt des cyclistes, des pantalons cargo, des leggings, des tee-shirts et des sweats à capuche noirs. C’est comme un uniforme, pour moi. J’ai parfois une petite touche de couleur sur mes sneakers, quand c’est possible. Quand je ne suis pas en shooting sur des concerts, mon style est assez similaire, mais si je peux, j’essaie d’y intégrer une couleur audacieuse.

Au sujet de ses projets personnels :

Je suis tellement connue pour mes photographies de concert, mes portraits et mon travail avec des célébrités, que j’ai parfois du mal à envisager que les gens ne connaissent pas mon travail personnel. Ce n’est que cette année, juste avant la crise du COVID-19, que j’ai décidé de me concentrer sur une série personnelle intitulée « And The B is For. » Elle rend hommage à l’endroit où j’ai grandi, le Bronx, et aux gens que j’aime. J’ai photographié beaucoup de gens que je connais, des employés du salon de manucure au propriétaire de la bodega, en passant par ma famille.

Au sujet du Bronx :

Le Bronx a toujours été le royaume de la diversité. En grandissant, j’ai découvert beaucoup de cultures différentes, ce qui m’a aidée à devenir plus empathique et plus équilibrée.

En fait, je photographie presque partout, ici. J’ai commencé par faire des photos à City Island, une petite île où l’on ne mange que des fruits de mer, puis à Fordham Road, Castle Hill, Parkchester et dans mon ancien quartier, Westchester Square. On trouve de la beauté partout. Je me dis parfois que, quand les gens pensent au Bronx, ils ne pensent qu’au Yankee Stadium, au Jardin botanique et au Zoo du Bronx. Pour moi, tous les quartiers sont vraiment intéressants. Vous changez de rue et vous vivez un choc culturel.

Au sujet de sa collection personnelle Air Jordan :

À l’âge de 13 ans, mon père m’a acheté une paire de Team Jordan. Quand j’ai été suffisamment âgée pour acheter mes propres affaires, je me suis dit qu’il était temps que j’achète ma propre paire de Jordan. C’était pendant la période de Noël et j’ai acheté des Air Jordan I rouges, noires et blanches. Je les ai toujours. Je les porte toujours, même si elles sont craquelées et qu’elles partent en morceaux. Désormais, j’ai une vingtaine de paires de Jordan. Je dirais que ma baleine blanche, ce sont les Air Jordan III White Cement. J’ai toujours voulu les avoir. Je pense que ce serait le clou de ma collection.


ALISSA NEVITA

Alissa Nevita est née et a grandi dans le Queens. Sa passion pour les sneakers et son sens du style l’ont conduite à faire carrière dans le marketing, les relations publiques et la gestion des talents.

Au sujet de l’évolution de son style personnel :

Mon style a évolué pour mieux coller à ma personnalité propre ; il est devenu plus authentique et confortable. Au début de ma carrière, je pensais que je devais m’habiller d’une certaine manière pour être prise au sérieux. Au fil des années, j’ai pris plus d’assurance dans mon travail et j’ai pris conscience des compétences que j’apportais. J’ai réalisé que porter des sneakers et se sentir vraiment à l’aise n’enlevait rien à cela. Je crois que les vêtements reflètent pleinement votre personnalité. Mes créoles, mes ongles et mes chaussures illustrent vraiment qui je suis.

Au sujet du Queens et du dynamisme de la première génération :

À mon avis, le Queens se définit vraiment par son dynamisme. La diversité est à l’honneur avec les nombreuses familles d’immigrants qui se sont installées ici. C’est pourquoi vous pouvez goûter à une quantité de plats, du poulet au curry accompagné de chapati, à une grillade de bœuf avec du pain à la coco, en passant par un sandwich au bacon, à l’œuf et au fromage.

Beaucoup d’entre nous, Américains de première génération, nous sommes adaptés à ce style de vie dynamique, parce que nous avons été témoins des sacrifices de nos parents. Leur façon d’être actifs était simplement différente. Quand mes parents sont partis de Guyane pour arriver aux États-Unis, ils ont pris tous les emplois qui se présentaient à eux. Mon père livrait de la nourriture chinoise et s’occupait des bateaux à Coney Island avant de devenir mécanicien pour moteurs diesel. Ma mère était femme de ménage chez des particuliers tout en travaillant comme assistante administrative afin de pouvoir intégrer une école d’infirmière. Alors, quand les gens me demandent ce que le Queens a fait pour moi, je leur dis que cela m’a apporté le dynamisme et la détermination dont j’avais besoin pour réussir.

Au sujet de sa première paire de Air Jordan :

En réalité, je n’ai pas eu ma première paire avant l’âge de 15 ans. Ma famille n’avait pas les moyens quand j’étais plus jeune. Ils ne comprenaient pas non plus l’impact que les Jordan avaient sur la jeunesse. Donc, j’ai dû mettre de côté l’argent de mon déjeuner pendant des semaines. Et puis avec des amis, nous nous sommes rués vers Jamaica Avenue pour acheter nos Jordan. La première paire que j’ai achetée était une paire de Air Jordan 8 Low Playoff, et je peux vous garantir que je les nettoyais toutes les semaines. J’avais économisé tout cet argent, alors elles devaient durer longtemps. Je les adorais. Des années plus tard, elles trônent toujours sur une étagère chez mes parents, dans le Queens.

Au sujet de la collection Jordan WMNS NYC :

J’adore l’esthétique de Jordan WMNS, car l’accent mis sur la fonctionnalité et la polyvalence me parle vraiment. Je dirais que ma pièce préférée est la combinaison bleu nuit. J’adore le fait qu’elle soit ajustée en haut et plus large en bas. C’est vraiment chouette de marier ces deux aspects. Avec cette pièce, je me sens sexy, confiante et à l’aise. J’aime aussi beaucoup la veste rose. J’adore la couleur, le bas ombré et le 3M « Jordan » au dos. C’est une pièce unique que je peux porter partout.


GERMANY LANCASTER

Germany Lancaster réside à Brooklyn. Elle est directrice artistique, mannequin et fondatrice du Black Girl Beach Day, un événement annuel et une communauté numérique axés sur les femmes de couleur.

Au sujet de sa créativité par rapport aux tendances :

Mon style est original, confortable et impertinent. Comme je fais une grande taille, je dois parfois revisiter les tendances. Nous n’obtenons pas immédiatement les mêmes résultats en termes de look. Comme j’habite à Brooklyn, je suis plus à l’aise avec un look audacieux et osé. Cela a forgé ma personnalité, jusqu’à que je puisse me dire « OK, ça c’est mon style. Je veux me sentir belle. Je veux me sentir à l’aise. Je veux porter ça. Et je me fiche de ce que pensent les autres. »

Au sujet de sa contribution à la communauté de Brooklyn :

S’engager pour Brooklyn signifie s’impliquer dans les racines de la communauté et créer plus d’opportunités ici. C’est magique de s’intégrer dans une communauté et d’y créer des opportunités pour les gens. Cela va bien au-delà du fait de simplement inspirer les autres. C’est tellement plus respectable que d’être simplement ici pour donner un essor à sa carrière. Qu’en est-il des gens qui étaient déjà là ?

Au sujet de la collection Jordan WMNS NYC :

Ma pièce préférée de la collection, ce sont les leggings. Je ne résiste pas à une bonne paire de leggings. De plus, le rose est l’une de mes couleurs préférées. Il s’agit d’un rose discret, pas trop détonnant. Je peux les marier avec beaucoup d’autres pièces grâce à leur couleur. Vous pouvez les styliser et les porter pour un brunch ou un pique-nique entre amis, ou même juste pour vous balader et faire un petit entraînement. Ils sont polyvalents.

Au sujet du besoin de prendre de l’espace :

J’ai démarré en communication, puis je suis passée à la musique. J’ai été mannequin et je suis actuellement directrice artistique. Dans tous les milieux créatifs où j’ai pu travailler, j’ai remarqué qu’il n’y avait pas beaucoup de gens qui me ressemblaient. Le fil conducteur dans tout ce que j’ai fait, c’est le besoin de prendre de l’espace. C’est beaucoup plus impactant de montrer aux gens qu’il est possible d’exister ici et de subvenir à ses besoins dans un métier créatif, même si les personnes que vous y rencontrez ne vous ressemblent pas. Faire un travail créatif impactant, c’est super, mais je pense que montrer aux gens qu’ils sont capables de tout faire l’est beaucoup plus.


KIA MARIE

Kia Marie réside à Brooklyn. Elle est styliste et créatrice de contenu. Sa passion pour les sneakers et l’écologie motive ses activités créatives.

Au sujet de sa passion pour les sneakers :

Je suis originaire de New York, alors la culture des sneakers a toujours fait partie de ma vie. J’adore faire du shopping à Fulton Street Mall. Cela a beaucoup changé, mais cela me laisse toujours nostalgique, surtout quand je pense aux anciens magasins de sneakers qui emballaient les chaussures de démonstration dans du plastique. À chaque fois que j’y retourne, j’ai la même sensation.

J’ai toujours été sportive. J’ai joué au basket jusqu’au lycée, puis j’ai fait de la course sur piste à l’université. Je portais un uniforme à l’école, alors les sneakers étaient le seul moyen d’affirmer sa personnalité. J’ai passé presque toute ma vie en sneakers.

Au sujet de la collection Jordan WMNS NYC :

Je suis originaire de New York. Porter plusieurs couches est capital, peu importe la saison, mais surtout en été. Vous allez à un endroit où il fait plus de 30 °C à l’extérieur, puis vous entrez dans un autre endroit où la clim est poussée au maximum. Ma pièce préférée est sans aucun doute la combinaison. Elle a des zips qui descendent le long des jambes, des deux côtés, et les poches avant sont amovibles. J’aime sa polyvalence et le fait que je peux ajouter ma touche personnelle à différentes pièces. L’aspect fonctionnel est important quand on vit en ville. Les pièces doivent être stylées et pratiques. Ce que j’aime dans cette collection, c’est que les deux s’harmonisent très bien.

Au sujet de sa plate-forme pour encourager l’écologie :

Sur ma plate-forme, tout tourne autour l’écologie, mais pas dans le sens traditionnel. Je trouve que les personnes de couleur sont souvent oubliées quand on parle d’écologie. Nous sommes nombreux à vivre de façon écologique sans en faire état. Nous recyclons les sacs de courses, nous sommes ingénieux et nous réutilisons les choses, souvent par nécessité. Parfois, lorsqu’on parle de consommation durable, les coûts peuvent être prohibitifs ou inaccessibles pour les gens. J’aime montrer aux gens qu’avec un brin de créativité, vous pouvez porter les mêmes pièces d’une multitude de façons. Vous n’êtes pas obligé d’acheter tout ce que vous voyez ; portez simplement ce que vous avez déjà dans votre dressing.

Au sujet de sa collection de sneakers :

J’en avais près de 100 paires, mais récemment, j’ai commencé à en donner certaines. En ce moment, j’ai environ 85 paires. Mes plus anciennes datent de 2004, ce sont des Air Jordan Retro XII Low. Il y a quelque temps, j’en ai parlé sur une publication de mon compte Instagram. C’est la première paire de sneakers que j’ai achetée moi-même. Je travaillais dans un fast-food pendant le week-end, juste pour pouvoir m’acheter mes propres sneakers. Chaque paire de sneakers a son histoire. Je peux vous dire exactement d’où elles proviennent, qui me les a données, l’âge que j’avais et où j’en étais dans ma vie.


La collection Jordan WMNS NYC sera bientôt disponible en Europe sur Jordan.com.