Dans un monde façonné par la technologie, les événements « live » retransmis aux quatre coins du monde nourrissent de nouvelles exigences pour ceux qui se mettent en scène.

Si on attend toujours davantage des athlètes et des artistes, la réalité pour les femmes n’a pas beaucoup changé, que ce soit sur les terrains ou en dehors.

En 2018, l’enjeu pour les femmes cherchant à se surpasser est toujours aussi important. Le perfectionnisme n’est bien sûr que l’expression d’un talent sans pareil, d’une volonté d’ascension et de renoncement à l’anonymat.

Ce sont toutes des qualités que possède la jeune artiste SZA, dont l’esprit « Soul » n’a d’égal que sa précision technique.

Mais pour l’artiste dont le dernier album s’intitule « CTRL », la véritable liberté repose sur l’idée du lâcher prise.

Elle a grandi dans le New Jersey, nourrie de compétitions sportives et artistiques. Laissant tout tomber pour suivre sa voie, elle a vécu ses moments de galère : des nuits passées sur les canapés de ses amis, tout en économisant assez pour se payer des séances en studio et développer sa carrière.

Pour SZA, le plus important a été d’apprendre à se réinventer, sans avoir peur de faire des erreurs.

« L’échec est un cadeau, estime-t-elle. Il nous apprend à nous remettre en question pour progresser. Et la clé de la réussite, c’est de pouvoir affiner les solutions qu’on trouve pour y remédier. »

Malgré l’aisance innée que le personnage semble avoir, l’artiste saisit chaque instant comme une occasion pour se redéfinir.

« Dans tous les aspects de ma vie, je dois affronter la peur, explique-t-elle. Chaque instant ressemble à une première fois, surtout en ce moment. Les tapis rouges, le fait de chanter devant des tas d’inconnus et de croire en soi. »

Même si SZA donne l’impression que tout est facile, le poids de sa passion pour son métier fait souvent d’elle la plus intransigeante de ses critiques. Mais la transformation vient du fait qu’elle se donne le droit à l’échec.

« En affrontant sa peur, on se libère pour se retrouver en apesanteur… quel qu’en soit le résultat. »

SZA le confirmait lors de la journée internationale des droits des femmes :

« Je veux que les gens ressentent des émotions. Et qu’ils acceptent ces émotions. Qu’ils acceptent d’essayer. Qu’ils acceptent d’exister. Je veux qu’ils culpabilisent moins d’être humain. »