Texte : Brandon « Jinx » Jenkins

Photos : @13thWitness

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Même si elle est née et a grandi à Los Angeles, la chanteuse aux cheveux argentés et aux yeux bleus, Billie Eilish,  adore l’ambiance du Rucker Park de Harlem.

Le Rucker Park de New York est connu autant pour son ambiance hard rock que pour son statut de carrefour du basketball et du style urbain. C’est un lieu d’affrontement respecté par les meilleurs basketteurs du monde et une destination pour certains des rappeurs, icônes de la mode et locaux les plus connus de New York. Tout comme le reste de Harlem, Rucker dégage une ambiance particulière palpable dès que vous y mettez les pieds. Ce quartier n’est pas fait pour tout le monde.

À l’âge de 16 ans, ici sur ce terrain légendaire, Billie a vraiment l’impression d’être à sa place. Elle est la première à le reconnaître, en plus du fait qu’elle chante « depuis qu’elle est née ». Elle explique également que Eilish est l’un de ses seconds prénoms ; croyez-le ou non, Pirate en est un autre. Billie Eilish Pirate Baird O’Connell fait de la musique avec son frère aîné, Finneas, qui a écrit et produit son premier tube, « Ocean Eyes ». Cette chanson a été écrite à l’origine pour son cours de danse, et après son succès en ligne, Billie a fait du chant son job à plein temps.

Billie marche d’un pas décidé avec les Air Jordan 1 Explorer XX aux pieds, et ses vêtements amples qui ondulent à chaque pas. Et quand on nous présente, son regard d’un bleu perçant est tout aussi assuré. Quand nous commençons à discuter, il devient évident qu’à travers un mélange d’inné et d’acquis, elle se connaît très bien et c’est elle qui décide où elle veut aller.


 

Comment avez-vous appris la musique si jeune ?

Ma mère m’a appris à écrire de la musique, et mon père m’a appris à jouer au piano et à d’autres instruments. Tout le reste, je l’ai principalement appris sur YouTube. Vous pouvez tout apprendre sur YouTube. C’est vrai, non ?

Alors que vous venez d’une famille de créatifs et de musiciens, comment avez-vous trouvé votre propre voie ?

On ne m’a forcée à rien, j’ai été scolarisée à domicile. Ça m’a donné plus de liberté pour choisir ce que je voulais faire. J’ai pu tester d’autres façons d’être. C’est pour ça que j’en suis là maintenant, parce que j’ai eu le temps de réaliser que la musique était vraiment ce que je voulais faire.

En grandissant, que pensiez-vous de l’univers de la musique ?

J’ai grandi en tant que fan. Tout le monde est fan de quelqu’un. Beaucoup de gens ne comprennent pas qu’être artiste, c’est la même chose que d’être fan. Quel est l’intérêt de faire de la musique de laquelle vous n’êtes pas fan ?


Billie a passé du temps à chercher ce qu’elle aimait, que ce soit en dansant dans une troupe, en chantant dans une chorale, en tournant et en montant des clips musicaux sur son ordinateur portable ou en se rendant régulièrement à la boutique « soda pop » de son quartier. N’ayant pas passé un seul jour dans une école traditionnelle, elle avait le temps de trouver ses centres d’intérêt, de perfectionner ses talents et de définir qui elle voulait être.


 

Maintenant que vous avez sorti des chansons et que les gens vous reconnaissent, qu’est-ce qui est différent ?

Rien. Je serais heureuse de toute façon. J’aime mon art. J’aime ce que je fais, et si ce n’est pas le cas, ce n’est pas la peine. La médiatisation, ce n’est pas important.

Comment la mode s’inscrit-elle dans votre art ?

Bien sûr, je fais de la musique, mais sans vêtements, sans la mode et le style, je ne suis pas du tout celle que je veux être. Si je ne porte pas une tenue dans laquelle je suis à l’aise, alors je ne suis pas à l’aise mentalement non plus.  Je veux que les gens se retournent sur moi quand je rentre dans une pièce, vous voyez ? Même s’ils me jugent ou pensent que j’ai un look horrible, je suis contente.


Ce qui explique le changement inattendu de tenue juste avant notre entrevue. À un moment, Billie a réalisé qu’elle voulait se changer. Même si au premier abord, ça pouvait paraître étrange, c’était voulu. Elle est revenue avec une autre tenue qu’elle venait de personnaliser. On ne sait pas comment, mais elle a fait un collier à partir de quelque chose qui n’en était probablement pas un avant qu’elle mette la main dessus. Ça montre que sa capacité à revisiter sa tenue vient d’une enfance passée à acheter des choses abordables et à récupérer des vêtements d’occasion.


 

Quand avez-vous vu pour la première fois une paire de Jordan?

Je me souviens être un jour allée dans une friperie avec ma mère. Quand je suis entrée là-dedans, je suis tombée sur un parterre de chaussures, où j’ai trouvé des Jordan 4. Je les ai prises et j’ai demandé à ma mère de me les acheter. Elles étaient vieilles et abîmées.

Alors vous connaissez vos sneakers sans avoir jamais vu MJ jouer.

J’avais pour ainsi dire zéro an, parce que je suis née en 2001. Ce n’était pas ma génération, mais ça n’a pas beaucoup d’importance, parce que je respecte ça.

Ce que j’adore avec les Jordan, c’est qu’il y en a tellement. Il y a la une, la deux, la trois, la quatre, la cinq, la six, et ça continue. Elle est toujours d’actualité. J’aime le fait qu’il n’y ait pas de fin. Si une personne n’aime pas une version, elle peut en aimer une autre. Vous pouvez les aimer toutes, vous pouvez les détester toutes, mais moi, je les adore toutes, vraiment. Chaque chaussure a sa propre personnalité.

La Air Jordan 1 Explorer XX sera disponible pour Femme du 35,5 au 44,5 à partir du 11 juillet chez certains revendeurs.