Pour beaucoup, le « Jumpman » est un véritable symbole surnaturel.

Parmi les communautés, sur les cours du monde entier, la faculté de Michael Jordan a toucher les plus hauts sommets des standards de réussite est une invitation à defier les attentes ordinaires.

Pour le créateur Virgil Abloh, tout repose sur l’habilité à créer des « choses » qui bougent autant que la musique qu’il joue.

De l’architecture à la direction artistique en passant par la musique puis la mode, le travail de Virgil Abloh a pris tout son sens dans un monde où les audiences globales influencent les tendances locales.

Virgil Abloh est fasciné par les objets qui parlent à ces deux groupes, c’est cette approche qui l’a sans cesse ramené à la Air Jordan 1.

Né dans les années 80, Virgil Abloh a grandi dans l’état de l’Illinois, là-bas il observe son « joueur de basket local » Michael Jordan. « Aller à ces matchs de basket, voir [Jordan] jouer, ses chaussures ont forcément eu un impact sur nous » se souvient-il. «

À l’époque, personne ne voyageait vraiment, il était donc difficile de se rendre compte que Jordan était une figure influente au niveau global. Aujourd’hui, en 2018 on parle de le Jordan 1 et c’est sans conteste une pièce importante voire incontournable dans l’histoire du design ».

En explorant les liens entre le modèle original et sa réinterprétation, la vision personnelle de Virgil Abloh est « exactement dans l’air du temps ».

Sa collection automne/Hiver 2018-19 présentée ce jeudi en est le parfait exemple. Un mélange de silhouettes transparentes et des robes tapis rouge extravageantes avec des pièces aux matériaux plus athlétiques avec des paires de Nike pour venir compléter certains looks.

Certainement une introduction subtile à la dernière collaboration du designer avec Jordan/Nike, une version immaculée et retravaillée Jordan 1. Un collage entre arts, mode et sportswear; découssu et brut.

Pourtant, il était important pour Virgil Abloh que son public comprenne le symbolisme du modèle original.

« la version blanche qui sort est en fait la première version que j’ai créée, avant la Chicago. J’ai changé à la dernière minute car je me disais que si tout le monde voyait la version blanche en premier, ils n’auraient pas fait le rapprochement avec l’héritage de le Jordan 1. Maintenant il est plus facile de comprendre le design et d’apprécier la version blanche. »

Virgil Abloh est désormais connu pour sa capacité à créer des reinterpretations et a faire en des « nouveaux classiques », pour la Jordan il prend pour référence le modèle original et parle de Michael Jordan comme figure ultime de mobilité; par simplement dans le sens littéral du terme ( Michael était historiquement l’un des plus meilleurs athlètes au monde) mais également d’un point de vue social et culturel.

« Michael Jordan est mon superman, » explique-t-il. « un personnage plus grand que nature qui arrive à réaliser des choses qui nous paraissent impossibles. Imaginez avoir 8, 9 ou 10 ans et voir ce que Michael Jordan lors d’un match. Il a su prouver à tous que travailler dur, persévérer et dépasser ses peurs ne peuvent que vous réussir si vous vous donnez pour objectif un rêve ou un but. Ce qu’il a reussi à faire dans sa carrière m’inspire énormément dans mon processus créatif ».