Enfant d’East Palo Alto en Californie, Davante Adams avait élaboré un plan dès son plus jeune âge. Ce plan était axé sur un objectif précis : donner le meilleur de lui-même au football américain, sans jamais laisser aucun obstacle lui barrer la route. Sa stratégie consistait à ne pas se limiter à cette seule discipline, par exemple en développant son jeu de jambes, sa vitesse, son style et ses aptitudes de leader sur le terrain de basketball, ou en travaillant suffisamment en classe pour aller aussi loin que sa passion le lui permettrait.

Si son sport l’a porté loin aujourd’hui, la première destination de Davante en quittant le lycée ne se trouvait qu’à quelques heures de route de chez lui, à l’université d’État de Californie située à Fresno. Il est plutôt rare de rencontrer des joueurs sélectionnés pour des Pro Bowl ayant reçu seulement deux propositions pour jouer en première division. Comme Davante le raconte, son parcours est semé de doutes depuis sa naissance. Ainsi, une seule offre lui suffisait amplement pour poursuivre son plan.

Il avait raison, et c’est ainsi que le plan a continué à fonctionner. Lors de son passage à l’Université d’État de Fresno, il a été nommé « freshman » de l’année lors de la Mountain West Conference. Il a aussi été sélectionné chaque saison dans l’équipe 1 « all-conference », qui comprend les meilleurs joueurs de la conférence à chaque poste. Davante s’est également vu décerner le trophée Paul Warfield, qui récompense le meilleur receveur du pays évoluant en championnat universitaire.

Ses pas l’ont ensuite conduit à Green Bay. Une fois là-bas, l’heure était venue de mettre en œuvre la deuxième phase de son plan, devenir l’un des meilleurs receveurs de la discipline, et tailler son chemin pour inscrire son nom dans l’équipe qui l’inspirait depuis toujours, la marque Jordan. Dès sa prime jeunesse, Davante savait déjà qu’il ne voulait pas être un simple collectionneur de Air Jordan. Il voulait faire partie de la famille Jumpman, et il savait qu’il devrait se battre pour y gagner sa place. Il a aujourd’hui trois Pro Bowl consécutifs à son actif, et le plan fonctionne toujours. Bienvenue dans la famille, Davante.


Tu es fan de Jordan depuis toujours. Qu’as-tu ressenti lorsque tu as reçu cet appel te proposant de rejoindre la famille ?

Une décharge de bonheur pur, mec. Ça m’a pris beaucoup de temps. C’est une chose dont j’ai toujours rêvé, surtout à cause du côté exclusif. C’est la meilleure marque de chaussures, celle qui m’attire depuis toujours. Mon cousin travaillait dans un magasin Foot Locker, et je n’aurais jamais pu m’offrir des Jordan sans la remise dont il bénéficiait.

Ce rêve, je l’avais depuis toujours. Je voulais intégrer la marque Jordan, car quand j’étais enfant, j’ai vu que Randy Moss, mon receveur préféré, portait des Jordan. Je voulais tout faire comme Randy. L’étape suivante était donc d’intégrer la famille Nike. Tout s’est finalement déroulé selon le plan. Aujourd’hui, ce rêve est devenu réalité.

Les athlètes de la marque Jordan ont un style différent. Quel est ton point de vue là-dessus ?

J’ai l’impression que la franchise ne recrute que des athlètes qui ont naturellement du style. Un très petit nombre de joueurs évolue sous la bannière Jordan dans la league. Cela te confère une certaine responsabilité quant à ton comportement, sur le terrain comme en dehors, et cela va de ton style de jeu au look que tu affiches.

La marque Jordan jouit d’un tableau alignant quelques-uns des meilleurs athlètes au monde. Peux-tu citer quelques-uns de tes favoris ?

Je dirais Chris Paul et Russell Westbrook. Les gens comparent beaucoup mon jeu à celui de Russell, à cause de sa rapidité et de son agressivité sur le terrain. Il est aussi assez innovant avec les chaussures qu’il crée. Je tiens à rendre hommage à ceux qui ont intégré la franchise avant moi. J’admire les silhouettes originales portées dans le basketball, car ce sport a été mon premier amour. Les joueurs de basketball ont aussi eu une influence énorme sur mon jeu et mon style.

Tu jouais au basketball à haut niveau plus jeune. Quels enseignements de ce sport as-tu transposés sur le terrain ?

Sans doute un petit peu de tout, mais surtout mon style de jeu. Mon style consiste essentiellement à me démarquer, à effectuer beaucoup de changements de direction et à garder les deux pieds sur le terrain.

La franchise au Jumpman a considérablement évolué, et ne se limite plus au monde du basketball. Elle s’impose aujourd’hui comme une marque d’excellence dans le sport et même au-delà. Qu’est-ce que cela signifie pour toi ?

C’est un style de vie, en fait. Cette marque incarne une certaine personnalité. Ce J sur tes vêtements signifie beaucoup de choses. La façon dont tu crées tes chaussures à crampons, cela aussi en dit long. Si je regarde autour de moi, je peux toujours dire quels mecs ont un style Jordan authentique. C’est une question de touche personnelle.

“Tout change quand tu enfiles des Jordan. ”

En parlant de touche personnelle, es-tu impatient de créer une chaussure à crampons PE ?

J’ai eu la chance de travailler sur le design de la mienne aujourd’hui sur le campus. Je voulais être sûr que la mienne me ressemble. Cela demande de trouver des solutions pour insuffler ton style au produit.

Les chaussures à crampons Jordan sont les plus stylées et les plus agréables à porter. Elles s’imposent naturellement, car le confort est un élément très important de mon jeu. Si ton style est bien et que tu te sens bien, tu joues bien. Tout change quand tu enfiles des Jordan.

La Baie est une région cosmopolite, qui abrite une énorme communauté de fans de sneakers. Quelle a été l’influence de cette culture sur ton style et ton amour pour les Air Jordan dans ta jeunesse ?

C’est là que tout a commencé. Beaucoup de membres de ma famille en portaient. C’est vraiment une affaire sérieuse. On voit plein de gens se promener en Jordan chaque fois qu’une nouvelle paire sort. J’avais des Jordan aux pieds pour mon bal de promo. Je portais un smoking, avec des Jordan.      

Lorsque tu as déménagé il y a quelques années, tu as partagé des photos d’une collection incroyable, avec probablement une cinquantaine de paires à l’époque. Combien en as-tu aujourd’hui ?

Eh bien, j’en ai plus que 50. Je dirais environ 200. J’ai beaucoup de chaussures actuellement, et la situation va encore empirer, ou plutôt s’améliorer si l’on peut dire. [Rires] J’ai deux maisons. J’ai donc pas mal de chaussures à Green Bay, mais aussi en Californie.

Ta fille est jeune. Est-ce que tu lui transmets déjà ta passion des sneakers ?

Clairement. Elle a plein de chaussures. Elle a tous les styles, des sandales aux baskets Jordan. Elle ne marche même pas encore, mais elle est déjà parfaitement équipée.

Quelles sont tes paires préférées ?

Ma Air Jordan préférée est la AJ11 « Space Jam » avec le numéro 23. En deuxième position, je dirais probablement la AJ1. J’aime également la AJ10, que nous portons cette année en chaussure à crampons. Ça va être incroyable, car c’est l’une de mes paires préférées.

Est-ce que tu te souviens de ta première Air Jordan, ou des paires les plus mémorables de ton enfance ?

Je dirais les AJ14 blanc et rouge, les « Candy Canes ». C’est la première paire dont je me souviens. L’une des chaussures était en pointure 7, et l’autre en 7,5. J’ai refusé de les rapporter au magasin. Je ne voulais pas courir le risque qu’il n’y en ait plus. J’ai juste gardé ma paire dépareillée, et je l’ai portée fièrement.

Parmi les Air Jordan récentes, quelles sont celles que tu aimes particulièrement ?

Les AJ1. J’aime vraiment les « Pine Green. » En fait, j’en ai même plus d’une paire.

Quelle est ton histoire préférée au sujet de MJ ?

Mon anecdote préférée, c’est quand il a tiré un lancer franc les yeux fermés. Il a fait ça en plein match. Avoir l’audace de tenter le coup est une chose, mais le réussir en est une autre. Pour moi, ce moment a cristallisé son statut de meilleur joueur de tous les temps. C’est à cet instant que j’ai réalisé que cet homme évoluait dans une autre dimension.

De ce que tu as vu au cours de ta carrière et de ta vie, comment le sport influence-t-il les relations entre les gens ?

Dans l’environnement dans lequel j’ai grandi, il se passait plein de trucs futiles. Le sport était réellement la meilleure échappatoire. Même les gens qui ne s’entendaient pas pouvaient se retrouver sur un terrain de basketball ou de football américain, et beaucoup de ces différends disparaissaient. Dès mon plus jeune âge, je me suis servi du sport comme d’un tremplin pour me conduire là où je voulais aller dans la vie.

Qu’est-ce que cela fait de faire partie des jeunes visages qui composeront la future génération des grands athlètes de la marque Jordan ?

C’est génial mec. C’est une bénédiction incroyable. Mais je ne considère par que cette place est acquise. C’est quelque chose que j’attendais depuis très longtemps. Voir mon travail finalement porter ses fruits, c’est un rêve qui se réalise. Et savoir que MJ en personne a pris part au processus d’approbation est la chose la plus exceptionnelle au monde pour moi.