Malgré son air réservé, Stephon Gilmore a toujours été sous le feu des projecteurs, en particulier lorsqu’il s’agit de ses performances sur le terrain de football américain. Ayant obtenu son diplôme en avance (pour avoir une place de titulaire durant les entraînements de printemps en Caroline du Sud), et commencé en tant que rookie à Buffalo (après avoir été sélectionné comme 10e choix global), Stephon a passé des heures et des heures à se préparer, à relever des défis et à les surmonter.

Même si son équipe a manqué les playoffs lors de ses cinq premières saisons, Stephon a continué à élever son niveau de jeu et a finalement été sélectionné pour le Pro Bowl. Lorsque ce joueur sans contrat a atterri dans l’une des équipes les plus célèbres de la NFL, il s’est montré à la hauteur de cette opportunité. Passant d’une absence aux playoffs à une présence à plusieurs Super Bowl d’affilée, Stephon a rapidement évolué de son statut de jeune cornerback prometteur à celui de champion du Super Bowl et défenseur de l’année (c’est le premier joueur de l’histoire des Patriots de la Nouvelle-Angleterre à avoir eu cette distinction).

Si vous demandez à Stephon comment il est devenu un meneur acharné et travailleur, il vous répondra que c’est à Rock Hill, en Caroline du Sud, que tout a commencé. Aîné de six frères et sœurs, il jonglait entre sa pratique de plusieurs sports et son rôle de grand frère. Sa passion pour MJ et les Air Jordan remonte également à son enfance et lui vient de son père. Et maintenant, le meilleur défenseur de football américain professionnel représentera le Jumpman lorsqu’il retournera sur le terrain pour faire ce qu’il fait de mieux : défendre sa position. Bienvenue dans la famille, Stephon.


Champion du Super Bowl, plusieurs Pro Bowl, le premierjoueur de l’histoire des Patriots de la Nouvelle-Angleterre à être nommé défenseur de l’année… tu es au sommet de ton sport. C’est alors qu’on te propose d’intégrer la famille Jordan. Qu’est-ce que tu t’es dit à ce moment-là ?

J’étais trop content. J’ai grandi en voulant toutes les Jordan. J’admirais tellement Michael Jordan, et mon père avait tous ses maillots. Ça a pris deux ans, mais que ressens-tu maintenant que tu as l’opportunité de rejoindre la famille Jordan ? Je suis trop content. C’est une communauté. C’est MJ, le meilleur joueur de basket de l’histoire. J’ai toujours admiré son attitude sur les terrains et en dehors.

Quel est ton premier souvenir de MJ ?

Je me souviens juste que j’étais obnubilé par ce joueur. J’ai des photos de mon père et moi entièrement habillés en Jordan. J’ai toujours été un grand fan. Quand j’étais enfant, on n’avait pas les moyens d’acheter toutes les Air Jordan, mais mon père a fait en sorte que j’en aie certaines. J’avais les Concord et les I d’origine. Ce sont probablement mes préférées. Je jouais au basket, et ça a été mon premier grand amour.

Quelles sont les compétences que tu as acquises au basketball et qui t’ont aidé à évoluer en tant que joueur de football américain ?

J’étais meneur de jeu, alors je savais bien manier la balle et j’étais bon en défense. J’arrivais toujours à faire face à mon adversaire, peu importe qui c’était. Je crois que si je n’avais pas fait de football américain, j’aurais pu être un excellent défenseur au basket et bloquer tout le monde sur le terrain, en me montrant implacable et en me battant pour faire mon job. Je ne relâche jamais la pression, quel que soit le joueur qui se trouve en face. Tu cours plus au basketball qu’au football américain, alors l’endurance, l’agilité et le fait de ne pas lâcher face à des joueurs individuels sont des choses que j’ai apprises du basket.

Être un athlète Jordan, c’est avoir une certaine assurance et une attitude différente. Comment est-ce que tu décrirais ça ?

Chaque joueur a sa propre personnalité. Pour signer avec Jordan Brand, j’ai l’impression qu’il faut avoir cette attitude fière. Tu dois savoir que t’es bon sur le terrain. Tu dois travailler dur sur le terrain et en dehors.

Dans la liste des athlètes Jordan Brand, il y a certains des plus grands athlètes de tous les sports. Peux-tu citer quelques-uns de tes favoris ?

Kemba Walker, Russell Westbrook et Jayson Tatum font partie de mes joueurs de basket préférés. Je suis à Boston, alors Jayson, Kemba et moi faisons tous partie de la même équipe. Mon pote Melvin Ingram fait aussi partie de la famille Jordan, on était ensemble à l’université. Zion [Williamson] vient de Caroline du Sud.

Qu’est-ce que ça fait d’être un des visages de la marque Jordan pour la nouvelle génération ?

C’est un très grand honneur. C’est une bénédiction de signer avec la marque et de représenter le Jumpman sur les terrains et en dehors. Les athlètes ayant signé avec Jordan sont non seulement de grands joueurs, mais ils aident aussi leur communauté. Ils font ce qu’un athlète devrait faire, et j’ai hâte de perpétuer cet héritage.

Tu es quelqu’un qui laisse son jeu parler pour lui. Comment as-tu développé cette assurance ?

Je ne dirais pas que je suis réservé, mais c’est juste que j’aime me concentrer sur mon jeu. Je me dis que si je me concentre surtout sur mon jeu et mon adversaire, je serai le meilleur joueur et je ne me laisserai pas distraire. Je laisse mon jeu parler pour moi. Je garde tout en tête, je travaille dur, je me prépare bien et j’étudie tout. Une fois que je suis sur le terrain, il n’y a plus d’ami qui tienne.

“Je laisse mon jeu parler pour moi. ”

Tu as parlé de l’importance de la préparation, même quand tu étais enfant, tu faisais des exercices de running avec ton père et tu travaillais dur. Quelle est l’importance de cette préparation et du fait d’étudier ce sport ?

C’est ce qui me caractérise. J’en suis là aujourd’hui grâce à ma préparation et à la manière dont j’étudie mes adversaires. Je crois que j’ai probablement étudié le jeu de tous mes adversaires en vidéo. Et je m’entraîne dur. Je fais plus de jeux à l’entraînement que dans un match. Le match, c’est la partie facile.

Tu as dit que ton père t’a acheté certaines de tes paires préférées quand tu étais enfant. Tes enfants s’intéressent-ils déjà aux sneakers ?

Mon fils adore les AJXIII rouges et noires. Il a cinq ans, alors il ne sait pas encore vraiment ce que c’est. J’essaye juste de le préparer, pour qu’au final, il connaisse les sneakers et qu’il soit aussi fan de la marque. Je veux faire exactement ce que mon père a fait avec moi : essayer de lui offrir le plus de Jordan possibles mais le faire travailler pour ça, parce que rien n’est dû.

As-tu déjà réfléchi à ce à quoi tes chaussures à crampons PE allaient ressembler ?

On en a déjà parlé. J’en ai discuté avec d’autres athlètes Jordan comme Jamal Adams et Joe Haden, aussi. J’essaye d’en parler avec d’autres arrières défensifs, parce que leur approche est différente. J’ai tellement hâte de voir à quoi elles vont ressembler et les sensations que j’aurai aux pieds. Je vais représenter la marque du mieux que je pourrai.

Le Jumpman représente aujourd’hui bien plus que le basketball ou même le sport de manière générale. Qu’est-ce que ça représente pour toi ?

Ça représente l’excellence et la constance, année après année. Ça signifie vouloir être le meilleur, quel que soit son adversaire, et ne relâcher la pression devant aucun joueur. Il s’agit d’essayer d’être le meilleur à son poste et même le meilleur au monde, année après année.

Tu as toujours été un mentor pour tes coéquipiers plus jeunes. D’où te viennent ces qualités de meneur ?

Je suis l’aîné de six enfants, alors j’ai toujours dû montrer la voie. J’ai toujours dû montrer l’exemple, et j’essaye d’appliquer ça sur le terrain. Dans les vestiaires, tous vous diront, en particulier les cornerbacks, que je suis prêt à leur apprendre tout ce que je sais. J’essaye d’aider le plus possible, parce qu’un jour, je ne jouerai plus. Je veux qu’ils aient de grandes carrières et qu’ils fassent la même chose pour la génération qui suit.

Comment est-ce que tu arrives à rester motivé pour faire du sport et t’entraîner à la maison durant cette période ?

J’ai une femme et des enfants, alors j’essaye juste de rester actif le plus possible avec eux. On n’a pas accès aux infrastructures pour l’instant, alors je vais courir sur les chemins ou dans les champs,  et je fais de la muscu dans mon garage. Je travaille presque comme d’habitude. Il n’y a pas d’excuse, parce que tôt ou tard, cette période difficile se terminera, et on sera de retour sur le terrain. Et je veux être au top de ma forme.