Fin juillet, Jordan annonçait que Zion Williamson, largement considéré comme l’un des jeunes joueurs professionnels de basketball les plus prometteurs depuis des années, avait officiellement rejoint la famille.

Surnommé « Zanos » par ses coéquipiers à l’université, Zion et son immense talent ont fait parler de lui bien au-delà du campus. Les dunks qu’il réalise à l’échauffement depuis la ligne des lancers francs et les moulinets féroces qui caractérisent son style en plein match en stupéfient effectivement plus d’un. Du haut de ses 1,98 m pour 129 kg, Zion est un ailier fort qui possède la mentalité et l’agilité d’un meneur. Il s’élève dans les airs et parcourt des distances à une vitesse qui relève de l’improbable. Son style défiant la gravité est parfaitement en accord avec le style la marque fondée par « His Airness ».

Choisi en premier lors de la Draft de la NBA, Zion, 19 ans, est surtout la première personne née au nouveau millénaire à être sélectionnée au sein de la ligue professionnelle américaine. Le sport fait presque partie de son ADN, car sa mère, son père et son beau-père ont tous été athlètes de haut niveau. À l’âge de neuf ans, alors qu’il vivait à Spartanburg, en Caroline du Sud, Zion rêvait de jouer chez les pros, et ses débuts dans le sport indiquaient clairement un avenir prometteur.

Aujourd’hui, Zion est prêt à affronter son prochain défi : jouer au niveau ultime de la compétition. Et il bénéficie désormais du soutien de la famille Jordan dans sa quête.

Nous avons rencontré Zion pour parler non seulement basketball, mais aussi évoquer la notion de famille. Entretien.

Zion s’échauffe avant un match récent


Jusqu’ici, qu’est-ce que tu as préféré dans le fait d’intégrer la famille Jordan ?

Jusqu’ici ? Eh bien, être sponsorisé par une entreprise de chaussures. Il y a trois ou quatre ans, je vous aurais dit : « Je doute que ça arrive un jour ». Le simple fait de pouvoir affirmer que je suis sponsorisé par Jordan… ça me paraît surréaliste.

Tu étais très fier de l’esprit de fraternité qui régnait à l’université Duke. Jordan met un point d’honneur à fonctionner comme une famille plutôt qu’une marque. En quoi cette atmosphère familiale est-elle si importante à tes yeux ?

Lorsqu’on lutte pendant les entraînements difficiles, quand rien ne semble aller dans le bon sens et que les coachs sont sur ton dos, il y a ces moments (ça ne dure parfois que cinq secondes) où tout le monde dans l’équipe se regarde, se réunit et se dit : « Tout va bien, on va y arriver. » Ce sont ces petites choses qui créent l’esprit de fraternité. Si on voit que l’un de nous est dans un mauvais jour, notre mentalité c’est de lui dire : « On est là pour te soutenir. Ne t’en fais pas. On a tous nos mauvais jours. On est humains. Ça arrive. »

Ça vaut aussi pour la vie quotidienne. Si on voit quelqu’un passer une mauvaise journée, on lui demande ce qui ne va pas. Parfois, la plus petite attention représente un geste énorme pour cette personne.

Zion et sa famille au siège international de Nike


Quelles sont tes Air Jordan préférées ?

Mon modèle préféré, c’est la Air Jordan 13 du film He Got Game. C’est ma chaussure préférée de tous les temps.

Quel est ton premier souvenir de MJ ? Est-ce qu’il s’agissait d’un match, d’un moment fort, ou bien est-ce qu’un membre de ta famille t’a parlé de lui ?

Ma maman et mon beau-père m’ont parlé de lui. Je me souviens que je voulais connaître l’histoire du sport. Alors j’ai demandé sur qui je devrais prendre exemple. Quand j’ai vu tout ce qu’il faisait… Personne n’est censé flotter comme ça dans les airs ! On aurait pu penser qu’il allait se faire bloquer, puis il se déplaçait de l’autre côté et marquait. Il dunkait depuis la ligne de lancer franc comme si de rien n’était. Et il était carrément féroce, même en défense. Quand j’ai vu ça, je me suis dit : « Lui, il assure grave. »

Zion et sa famille au siège international de Nike


Il faut avoir un certain style et une certaine attitude lorsqu’on est un athlète de la marque Jordan. Quel est ton point de vue là-dessus ?

Si tu vois le Jumpman, tu sais déjà que ça en jette. Peu importe l’objet. Je veux dire, MJ a pris sa retraite en 2003, et on voit encore des gens faire la queue pour acheter ses chaussures qui sont sorties en 1986. Y a rien de plus à ajouter. Les gens font toujours la queue pour les AJI. On ne peut pas marquer plus les esprits que ça.

Quelle place occupes-tu dans la course aux sneakers ?

J’ai toujours été passionné par les sneakers, mais je ne pouvais pas rivaliser avec les autres, car ma situation ne me permettait pas de m’offrir beaucoup de chaussures. Quand j’arrivais à m’en procurer une paire, j’étais trop content. Tout le monde remarque une paire de sneakers neuves. Et quand ce sont des Jordan, inutiles de préciser qu’elles sont stylées, tout le monde le sait déjà.

Les vannes font partie intégrante de la compétition. Quelle est ton approche vis-à-vis de ça ?

Ça fait partie du jeu. C’est la même chose que sur les réseaux sociaux, les gens se lâchent dans la section des commentaires. Mais quand tu vois cette ligne rouge, ça se passe entre toi et moi. Personne ne peut s’interposer.

Zion dunkant à New York pour le lancement de la Air Jordan XXXIV